<< À force d'avoir les yeux
plus grand qu'le ventre
Aussi grands qu'un village entier,
de géants beaux prés
À force de plus savoir vraiment
quoi vouloir
Je pense, encore un peu à toi >>
Souvent, je m'arrête. Je prends une pause. Et je regarde autour. Je vois des milliers de gens défiler devant mes yeux. Mais je ne suis satisfaite qu'une fois que je t'apperçois. Quand je te vois passer à côté de tout ces gens, les saluer. Et que soudain tu passe à mes côté, que tu me frôle à peine, et que je réalise que je suis toujours aussi invisible à tes yeux. Je te vois la regarder, foncer droit devant toi, remplie de détermination, le sourire s'accrochant fièrement à tes lèvres. Tu passe finalement ta mains dans la sienne, et vous vous engager dans ce monde vaste tout les deux. Je me sens un peu mal de regarder. Je me sens comme un voyeur. Mais mon coeur est accrocher, trop bien, trop fort. Et c'est sans issus. Un jour peut-être. Peut-être qu'un jour tu t'arrêtera, que tu me saluera. Je sais que tout ça c'est un rêve. Mais c'est mon rêve à moi. Et puisque tu en fais partie, je continuerai d'espèrer.


